Résumé de l’article
- Aucune interdiction légale des chaudières au mazout n’est en vigueur en Wallonie 2025, les échéances prévues (2025-2026) ayant été reportées.
- Le PACE 2030 prévoit une sortie progressive du fioul pour atteindre -55 % d’émissions en 2030 et la neutralité carbone d’ici 2050.
- Le retard s’explique par les contraintes techniques et financières : logements anciens mal isolés, coûts élevés, limites du réseau énergétique.
- Des exceptions seront envisagées pour les habitations isolées ou impossibles à adapter aux alternatives (PAC, gaz, etc.).
- Un régime transitoire protégera les projets déjà lancés (permis obtenus, travaux en cours) afin d’éviter toute insécurité juridique.
Vous vous demandez si l‘interdiction de votre chaudière au mazout en Wallonie est pour demain ? Bien que le PACE 2030 ait initié une volonté de réduire les émissions via le non-remplacement des chaudières mazout, aucune interdiction légale n’est effective à ce jour (mai 2025) et les échéances ont été reportées. Cet article vous offre les informations clés : le pourquoi du report, le calendrier revu et les exceptions envisagées.
À retenir, mise à jour 2026
Depuis la publication initiale de cet article, la réglementation wallonne a évolué.
Depuis le 1er janvier 2026, l’installation d’une chaudière au mazout ou au charbon est interdite dans les bâtiments neufs en Wallonie.
Pour les bâtiments existants, il n’est pas obligatoire d’arracher une chaudière au mazout encore fonctionnelle,
mais le remplacement par une nouvelle chaudière au mazout est appelé à être progressivement limité,
avec une interdiction générale prévue à partir de 2031.
Les règles changent, mais vous pouvez déjà préparer la transition 👇
Vers la fin progressive des chaudières au mazout en Wallonie : un calendrier incertain
Dans le cadre de lutte contre le réchauffement climatique et transition énergétique, la Wallonie a pris l’engagement d’instaurer une politique de décarbonation de son secteur résidentiel. Elle imite ainsi d’autres régions européennes dans cette démarche. Pour atteindre les objectifs environnementaux fixés, la région wallonne a élaboré un document stratégique, le Plan Air Climat Énergie 2030 (PACE 2030), qui définit les grandes lignes des actions à mener.
L’une des priorités mises en avant dans le document en question concerne dans un premier temps la réduction progressive des systèmes de chauffage fonctionnant au mazout. À terme l’objectif est la disparition de ces appareils. Pour info, l’utilisation du mazout comme combustible est encore largement répandue dans les foyers en Wallonie, notamment dans les bâtiments anciens. Étant donné que le fioul domestique contribue fortement aux émissions de dioxyde de carbone (CO₂), le gouvernement emploie des mesures pour encourager les citoyens à choisir des alternatives énergétiques.
En termes de chiffre, l’autorité wallonne souhaite une réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et respecter ses engagements pris au niveau européen en atteignant la neutralité carbone d’ici 2050. Pour concrétiser cette transition, la Wallonie a progressivement clarifié son calendrier. Les dates initialement évoquées dans le cadre du PACE 2030 ont été adaptées, mais une trajectoire de sortie du mazout est désormais définie. Depuis le 1er janvier 2026, l’installation d’une chaudière au mazout ou au charbon est interdite dans les bâtiments neufs. À partir du 1er janvier 2027, l’interdiction doit s’étendre aux bâtiments assimilés à du neuf, notamment en cas de rénovation de fond portant sur une grande partie de l’enveloppe du bâtiment. À partir du 1er janvier 2031, le remplacement d’une chaudière au mazout ou au charbon doit être interdit dans tous les bâtiments.
Vous utilisez encore une chaudière au mazout ? Voyons ensemble vos options 👇
Ce qui est désormais confirmé en Wallonie
Depuis 2026, le cadre réglementaire a évolué. L’installation d’une chaudière au mazout ou au charbon est désormais interdite dans les bâtiments neufs en Wallonie. Cette mesure concerne les nouveaux bâtiments à construire ou à reconstruire.
Pour les bâtiments existants, la situation est différente. Il n’est pas question d’obliger les ménages à retirer immédiatement une chaudière au mazout encore en fonctionnement. En revanche, la Wallonie prévoit une interdiction progressive du remplacement par une nouvelle chaudière au mazout, avec plusieurs étapes prévues dans les prochaines années.
En pratique, cela signifie qu’un ménage équipé d’une chaudière au mazout peut encore l’utiliser si elle fonctionne correctement. En revanche, avant de prévoir un remplacement, il devient important de vérifier si le logement est concerné par une interdiction actuelle ou future, notamment en cas de rénovation importante.

Un report annoncé pour mieux adapter la législation au terrain
Les raisons principales qui retardent la concrétisation des mesures annoncées sont les contraintes techniques du secteur, les capacités d’adaptation des professionnels et les limites structurelles du parc immobilier wallon.
Effectivement, de nombreux logements anciens ne sont pas compatibles avec la transition vers des alternatives comme la pompe à chaleur. Les obstacles ne manquent pas : isolation thermique inadéquate, coûts de rénovation exorbitants, problème de raccordement, etc. Cela rend le remplacement rapide et généralisé des chaudières au fioul compliqué, voire irréaliste. La Ministre a décidé d’adopter une approche plus pragmatique et concertée face à la réalité du terrain.
Concrètement, cela veut dire que les échéances initiales sont reportées, que ce soit concernant l’interdiction d’installer des chaudières au mazout dans les constructions neuves ou encore la fin du remplacement de chaudières au fioul dans les maisons existantes.
Des consultations sont toujours en cours entre les différentes parties prenantes : pouvoirs publics, fédérations professionnelles et experts techniques, entre autres. L’objectif est de proposer un calendrier plus réaliste.
À retenir, mise à jour 2026
Le report annoncé en 2025 a permis d’adapter le calendrier. Depuis, la Wallonie a confirmé une interdiction dans les bâtiments neufs à partir du 1er janvier 2026, puis une extension progressive aux bâtiments assimilés à du neuf et aux bâtiments existants. Cette évolution permet de distinguer les nouvelles constructions, les rénovations lourdes et les logements existants déjà équipés d’une chaudière au mazout.
Des exceptions prévues pour certains cas particuliers
Même dans le cadre d’une sortie progressive du mazout, certaines situations particulières pourraient nécessiter une approche adaptée. Tous les logements ne disposent pas des mêmes possibilités techniques : absence de raccordement au gaz, isolation insuffisante, contraintes de place, coût disproportionné ou impossibilité technique d’installer une alternative performante.
Il faut toutefois rester prudent : les exceptions éventuelles doivent être définies par les textes applicables et ne peuvent pas être décidées librement par le propriétaire ou par l’installateur. Avant de remplacer une chaudière au mazout, il est donc recommandé de vérifier la réglementation en vigueur au moment du projet.
Un régime transitoire pour protéger les projets en cours
Certains projets de construction ou de rénovation pourraient être affectés par l’entrée en vigueur de l’interdiction des chaudières au mazout. C’est pourquoi les autorités wallonnes prévoient d’instaurer un régime transitoire. Cela évitera que les changements réglementaires pénalisent les investissements déjà planifiés.
L’objectif est d’éviter de bloquer les projets en cours de réalisation. Cela signifie que si un propriétaire, une entreprise ou un promoteur a obtenu un permis de construire ou une autorisation de rénovation juste avant la publication de la loi interdisant les chaudières au fioul, il ne sera pas contraint de revoir son projet face à la nouvelle réglementation.
Une fenêtre de tolérance est prévue dans le projet de loi. Si vous introduisez un permis de rénovation dans les six mois après la publication du texte, vous pourriez encore installer ou remplacer une chaudière au mazout, même si les travaux finissent après l’interdiction. Attention, les travaux devront débuter réellement dans un délai raisonnable pour bénéficier de cette mesure.
Profitez des délais transitoires pour agir avant l’interdiction définitive 👇
Ce délai transitoire est là pour donner une sécurité juridique aux citoyens et aux entreprises. Il permet de respecter les contrats et les plans financiers établis avant le changement de règles. Cela évite aussi une incohérence : il serait illogique de rendre soudainement illégal un projet qui était légal quelques semaines auparavant.
À retenir, mise à jour 2026
Cette section faisait référence aux discussions et projets envisagés en 2025. Depuis, le calendrier wallon a été précisé. L’installation d’une chaudière au mazout ou au charbon est interdite dans les bâtiments neufs depuis le 1er janvier 2026. L’interdiction doit ensuite s’étendre aux bâtiments assimilés à du neuf à partir du 1er janvier 2027, puis au remplacement des chaudières au mazout ou au charbon dans tous les bâtiments à partir du 1er janvier 2031.
Si votre projet a été lancé avant l’entrée en vigueur d’une nouvelle règle, il est recommandé de vérifier votre situation au cas par cas : date du permis, type de bâtiment, nature des travaux et état d’avancement du chantier. Les possibilités transitoires dépendent du cadre légal applicable au moment du projet.

Conclusion
Depuis le 1er janvier 2026, l’installation d’une chaudière au mazout ou au charbon est interdite dans les bâtiments neufs en Wallonie. Pour les bâtiments existants, une sortie progressive du mazout est prévue dans les prochaines années.
Vous envisagez de remplacer votre chaudière ? Les experts Heat Me vous accompagnent pour identifier la solution de chauffage la plus adaptée à votre logement et à votre budget.







